Ma Tigroue, ma belle précieuse, je t'envoie un océan de tendresse et de mercis et t'adresse un adieu déchirant.
Tigroue ne va pas bien ce soir et je ne cesse de pleurer des larmes ridiculement lourdes qui transpirent de la sincérité de mon cœur. La vétérinaire m'a annoncé qu'elle n'en avait plus pour longtemps. La nouvelle est brutale et rend inconsolable. Personne ne veut voir la mort arriver. Elle révèle brutalement l'amour, elle rend inconsolable et fait pleurer pour la perte de l'irremplaçable. La douleur est vive, poignante, bouleversante. Elle meurtrit sans aucune forme de vergogne mes entrailles, creuse mon ventre gémissant, fige mes muscles dans l’inconfort, irrite et assèche des yeux qui avaient perdu l’habitude de pleurer. La nouvelle vous pétrit l’âme dans la stupéfaction soudaine, glace vos perspectives dans l’inconnu et vous plonge dans la recherche justificative de l’incompréhensible. La mauvaise fortune annoncée vous donne envie, jusqu’à la nausée, de hurler la colère face aux mauvaises prophéties des Augures si partiales et inadéquates. Elles révèlent l’ég...